Le foulage du blé en Provence

HsT – h. 1,63 * l. 2,10 (En dépôt au Musée de la Castre à Cannes)

Ce tableau de Guillonnet a été présenté au Salon des Artistes français en 1911, sous le n° 894 dans la salle 12.

« Le soleil de M. Guillonnet hurle » s’exclamera R. Le Cholleux dans La Vie Artistique d’avril 1911. « Guillonnet, lumineux entre tous » précisera Le Mois Artistique. La Revue de l’Art Ancien et Moderne écrira dans sa livraison de juin 1911 sous la signature de Raymond Bouyer « Ligne et couleur atteignent mieux à la synthèse dans une petite moisson provençale de M. Guillonnet. »

Quatre personnalités vont intervenir auprès du ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, Théodore Steeg, pour obtenir l’achat par l’Etat de l’œuvre de Guillonnet. Il s’agit de :
- M. André Bénac, Conseiller Maître à la Cour des Comptes
- M. Marcel Grégoire, préfet des Bouches du Rhône.
- M. Alexandre Millerand, député de la Seine (futur Président de la République)
- M. Henri Ramondou, secrétaire de la Présidence de la République
Les courriers de recommandation n’ont pas été conservés, mais il en est accusé réception le 23 mai 1911 pour M. Bénac et le 3 juin suivant pour M. Grégoire.

Le 10 juillet 1911, un arrêté ministériel acte l’acquisition par l’Etat de la peinture de M. Guillonnet « Le foulage des blés en Provence » pour la somme de 3.000 francs. Le même jour, MM. Bénac et Millerand sont informés ainsi de la décision prise :
« Vous avez bien voulu appeler mon attention sur M. Guillonnet qui sollicitait l’achat d’un tableau exposé au Salon des Artistes Français.
« J’ai l’honneur de vous annoncer que cette œuvre est retenue. Je suis heureux d’avoir pu rendre compte ainsi à cet artiste de l’intérêt que vous lui témoignez… »

Le même jour, M. Ramondou était informé ainsi :
« J’ai l’honneur de vous annoncer que le tableau de M. Guillonnet « Le battage du blé en Provence (!!!) » exposé au Salon des Artistes Français a été acquis pour le compte de l’Etat au prix de 3.000 francs… »

C’est le 4 juillet 1911 que Guillonnet, qui était en villégiature à l’Hôtel des Cascades à Tivoli (près de Rome), avait donné son accord sur le prix fixé à 3.000 francs.
« J’apprends par une double communication de M. Ramondou et de M. Combarieu que ma toile « Foulage des blés en Provence » exposée au Salon des Artistes Français est acquise par l’Etat au prix de 3.000 francs. J’accepte ce prix, bien qu’il soit très bas, plaçant au-dessus de la question d’argent l’honneur qui m’a été fait par les hautes personnalités qui ont bien voulu s’intéresser à moi… »
Guillonnet charge son ami, Eugène Morand (1), de déposer son acceptation au ministère et d’en obtenir récépissé.

Ce tableau ne fut pas spécialement affecté lors de cet achat, et il se trouva exposé en fin d’année au musée du Luxembourg avec de nombreuses œuvres acquises par l’Etat au cours de l’année 1911. Ce fut l’occasion pour la Princesse Gagarine Stourdza (2) de le revoir.

La Princesse Anna Gagarine Stourdza est une artiste-peintre, de genre, portraitiste et paysagiste. Elle expose dès 1904 au Salon annuel des Beaux-Arts de Cannes, organisé par l’Association des Beaux-Arts de Cannes(3) (ABAC – fondée en 1902). Elle devient présidente de l’ABAC en 1911 et le demeurera jusqu’à sa mort en 1918. Grace aux relations privilégiées qu’elle entretient avec le Secrétariat d’Etat aux Beaux-Arts, celle-ci va obtenir un rare privilège. Elle obtient du ministère que celui-ci lui prête chaque année deux toiles issues des achats d’œuvres d’art de l’Etat pour son exposition annuelle et que celles-ci demeurent par la suite en dépôt au musée de Cannes.

C’est ainsi que dès la première exposition sous sa présidence en 1911 elle obtient deux toiles en dépôt : « Les Saules » d’Albert Dagnaux et « La terrasse du Palais Royal à Venise » de Abel Truchet.

Buste de la Princesse Gagarine Stourdza
Réalisé par Denys Puech, son époux
Présenté au Salon des Artistes Français de 1911

Elle sait mettre en valeur le geste obtenu du ministre. Aussi elle lui écrit de sa résidence de Cannes (Villa Manzyria) le 9 mars 1911, alors que l’exposition des Beaux-Arts de Cannes vient d’être inaugurée :
 « Nous avons reçu les deux tableaux que vous avez bien voulu nous envoyer pour notre exposition de Cannes, ouverte depuis le 1er mars.
« Nous les avons placés de suite dans la grande salle où les journaux locaux les ont déjà signalés au public.
« Je viens, Monsieur le Ministre, vous exprimer tous mes remerciements, ceux de mon comité et vous prie d’agréer l’expression bien sincère de mon dévouement. »

Si la princesse écrit par ordre hiérarchique au ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, c’est bien avec le Sous-Secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts, Étienne Dujardin-Beaumetz, qu’elle a scellé son pacte, comme en témoigne une lettre du ministre à son sous-secrétaire d’Etat en date du 7 octobre 1911 qui stipule :
« En rappelant que le Sous-Secrétaire d’Etat aurait promis de prêter pour l’Exposition de l’Association des Beaux-Arts de Cannes deux tableaux qui après l’exposition seraient placés au Musée de cette ville, Madame la Princesse Gagarine-Stourdza demande que ces 2 tableaux soient choisis parmi les suivants :
1 – ODV Guillonnet avec « Le foulage du blé en Provence »
2 – Paul Gervais avec «  Jeune  Porteloise (Pas de Calais) »
3 – Abel Bertram avec « Les capucines »
4 – Paul Mathey avec « Les sardiniers ; Concarneau »
5 – Max Jacob avec « Automne »
6 – Melle Anna Morstadt avec « Chameau »
7 – Melle Anna Morstadt avec « Chameaux » (desseins)
8 – Raymond Renefer avec « Le quai d’Orléans »
9 – Louis Perinet avec « Hollande » 

Le 24 octobre 1911, c’est  Joseph Gillette-Arimondy (4), député des Alpes-Maritimes (arrondissement Grasse-Cannes) qui écrit au ministre :
« J’ai l’honneur de recommander d’une façon toute spéciale à votre bienveillance la demande de 2 ou 3 œuvres d’art (peintures) qui vous a été adressée par Madame Denys Puech (5), né princesse Gagarine Stoudza en vue de l’exposition annuelle que dois faire prochainement l’association des Beaux-Arts de Cannes et dont le succès qui va toujours croissant attire la visite des étrangers qui viennent hiverner dans cette ville en même temps qu’elle est d’un intérêt puissant pour les habitants … »

Après avoir visité l’exposition du Luxembourg, la princesse écrit à nouveau à son ministre pour compléter sa liste de proposition d’affectations et en modifier l’ordre (sa tête de liste demeure inchangée). Elle lui écrit de son domicile parisien au 163 rue de l’Université (Paris 7ème) le 4 décembre 1911 ceci :
« … J’ai eu le plaisir de visiter votre belle exposition d’achats et selon l’autorisation que vous m’avez donnée, j’ai pris note des tableaux qui me plaisaient et me permets de vous en envoyer la liste afin que vous y désigniez les deux toiles que vous avez bien voulu promettre à notre exposition de Cannes pour les laisser ensuite au musée.
« Je vous renouvelle, Monsieur le ministre, tous mes remerciements pour la haute bienveillance que vous voulez bien témoigner à l’association des Beaux-Arts de Cannes ... »
1 – ODV Guillonnet avec « Le foulage du blé en Provence » (N° 75)
2 – Paul Gervais avec «  Jeune  Porteloise  » (N° 166)
3 – Abel Bertram avec « Les capucines » (N° 17)
4 – Paul Mathey avec « Les sardiniers ; Concarneau » (N° 106)
5 – Melle Anna Morstadt avec « Chameau » (N° 319)
6 – André des fontaines avec « Le chemin creux » (N° 58)
7 – Raymond Renefer avec « Le quai d’Orléans » (N° 137)
8 – Melle Anna Morstadt avec « Chameaux » (desseins) (N° 114)
9 – Max Jacob avec « Automne » (N° 80)
10 – Louis Perinet avec « Hollande » (N° 125) » (6).

L’avis du préfet des Alpes-Maritimes semble avoir été demandé de manière procédurale, comme en atteste une minute d’un courrier conservé mais non daté. La réponse du préfet, si elle exista, n’est pas conservée.

C’est le 9 janvier 1912 que l’arrêté de prêt est signé par le ministre, lequel stipule :
« Les tableaux ci-après désignés sont mis, à titre de prêt, à la disposition de la société des Beaux-Arts de Cannes pour la durée de son exposition de 1912 :
- « Le foulage du blé en Provence », peinture de M. Guillonnet
- « Les capucines », peinture de M. Bertram » (6)

Le ministère a donc choisi le 1er tableau de la liste (Guillonnet) et le 3ème de la liste (Bertram) sur la dizaine d’œuvres proposées. Il convient de remarquer que l’arrêté concerne le prêt pour l’exposition mais ne s’exprime pas sur la mise en dépôt au musée de Cannes. Il est stipulé uniquement « pour la durée de l’exposition ». Toutefois, il semble que par un autre arrêté le tableau de Guillonnet ait été par la suite mis en dépôt au Palais de Justice (Salle des Avocats) (7).

Signalons que l’année suivante, en 1913, ce sont trois tableaux que la princesse obtiendra, à savoir « Femme sortant du bain » de Melle Marie Bermond, « Sous-bois d’automne après la pluie » de M. J.C. René-Juste et « Les modistes » de Mme Madeleine Gervex-Emery.

Les tableaux obtenus par la princesse arrivent donc de Paris avant le 10ème Salon des Beaux-Arts de Cannes. Celui-ci s’ouvre en pleine période de carnaval et est inauguré le 1er mars 1912 à 14 heures dans les salons de la Mairie. L’Eclaireur annonce cet évènement sur sa Une dès le matin du 1er mars en indiquant la présence du Préfet des Alpes-Maritimes.

Guillonnet n’est pas présent à cette inauguration à la différence de Jules Chéret qui y présente deux toiles dont les « Pierrots et Pierrettes ». Le Préfet annoncé mais empêché s’est fait représenter par son sous-préfet de Grasse. Il y a foule à cette inauguration. Toute la haute société s’y presse et Le Petit Niçois en dresse une longue liste non exhaustive dans son édition du 2 mars 1912.

Dans son discours inaugural la Princesse tient « à exprimer publiquement sa plus vive reconnaissance à M. Dujardin-Beaumetz qui n’a pas oublié les deux tableaux qu’il avait promis (8). Ces tableaux qui figurent à notre exposition et qui restent acquis au Musée de Cannes sont « Le Foulage du blé en Provence » par M. Guillonnet, œuvre superbe de tout premier ordre, et « Les Capucines » de M. Bertram, d’une si intense lumière. »

Alfred Martin qui rend compte de l’événement pour Le Petit Niçois ajoute :
« Le magnifique tableau de Guillonnet « Le Foulage du blé en Provence » éclate en tâche lumineuse dans la troisième salle de l’exposition. Vibrant de clarté diffuse largement aéré, traité avec une rare maîtrise, cette vision évocatrice du Midi de Messidor est une des belles choses de ce Salon. »

Il convient de signaler un grand absent à cette époque, le conservateur du Musée de Cannes, le baron et colonel Henri-Charles-Thierry de Ville d’Avray (9).

En 1983 le musée des Beaux-Arts de Cannes organise une grande exposition qu’il intitule « Renaissance du Musée …». Dans son catalogue d’exposition un article est consacré à l’Association des Beaux-Arts de Cannes (ABAC) (10). Dans cet exposé de Victor Raymon il est souligné le rôle important attribué à deux présidentes, « artistes au grand cœur, qui firent agir leurs relations pour faire de Cannes un prolongement du Paris artistique : d’abord la princesse Gagarine Stourdza, femme du maître Denys Puech … nous donna de 1906 à 1914 la « période des Altesses » ... puis la duchesse de Vendôme, princesse de Belgique. »

 

Cette dernière « créa un grand mouvement … Ce fut « le temps du Cercle Nautique et du Miramar », suite de vernissages fastueux, de bals, de concerts … Les artistes locaux se mêlèrent aux grands maîtres, orgueil de nos Salons, Maxence, Jouve, Guillonnet, Montagné, Mac Avoy, Van Dongen, Bonamici. »

Lors de cette exposition rétrospective de 1983 le tableau de Guillonnet est présenté et celui-ci est resitué dans l’une des spécificités de l’artiste, celui de peintre ethnographe. En effet, pour présenter ce tableau, un texte historique et technique de Jean-Roger Soubiran l’accompagne :
« Les gerbes sont transportées sur l'aire pour les étendre et les faire fouler par les mulets et les chevaux, pour en détacher les grains. On fait promener dessus les animaux, d'abord au pas et quand la paille commence à être rompue, on les fait trotter; les bêtes à force de la fouler et de la froisser en trottant la rompent, la brisent et le grain se détache des épis" (Sinety - L'agriculteur du Midi, 1803).
« La femme retourne la paille avec la fourche pour placer sur la couche de dessus des épis qui ont échappé aux pieds des bêtes, tandis que l'homme au fond procède à la dernière opération : vanter, pour séparer la paille du grain. »

 

« Le foulage du blé en Provence » quitta les réserves du Musée de Cannes pour participer en 2001 et 2002 à une exposition collective et itinérante intitulée « Des plaines à l’usine, images du travail dans la peinture française de 1870 à 1914 » et organisée conjointement par le musée des Beaux-Arts de Dunkerque (20 octobre 2001 – 27 janvier 2002), le musée des Beaux-Arts de Pau (23 février 2002 – 31 mai 2002) et le musée municipal d’Evreux (dates à vérifier).

 

Calendrier de La Poste pour le département du Nord en 2001

  • (1) Eugène Morand (1888-1976) est né à St Pétersbourg où son père dirigeait la Fonderie impériale des Bronzes. Poète et auteur dramatique ainsi qu’artiste-peintre, il fut nommé en 1902 conservateur du Dépôt des Marbres puis directeur de l'École nationale des arts décoratifs de 1915 à 1925. Il épouse en 1887 Marie-Louise Charrier et devient ainsi le beau-frère d’Abel Combarieu (Secrétaire général de la Présidence de la République sous le mandat d’Emile Loubet, ce dernier étant l’ami de la famille Charrier). Eugène Morand est le père de l’écrivain Paul Morand à qui il donna comme précepteur Jean Giraudoux, ce dernier qui avait maintenu en activité le « cercle Guillonnet » pendant l’absence de celui-ci, lors de sa bourse de voyage en Algérie, en 1902-1903. Eugène Morand interviendra à la demande du ministère des Beaux-Arts pour suivre la réalisation et valider deux commandes de l’Etat à Guillonnet : d’abord en 1904 pour « Les athlètes ou La jeunesse de France au tombeau de Gambetta » puis en 1907 pour « Garden party offerte à M. le Président de la République par le Conseil Général du Lot et Garonne ».  Enfin, pour être complet, Morand intervint pour que Guillonnet réalise l’affiche de « Messaline », drame lyrique dont il est l’un des co-auteurs du livret, représenté au Théâtre de la Gaité à Paris le 24 décembre 1903. Il fera ré-intervenir Guillonnet cette fois en tant que costumier pour « Sanga », drame lyrique créé à Nice en 1906 et présenté à l’Opéra-Comique de Paris le 9 décembre 1908.
  • (2)   La Princesse Anna Gagarine Stourdza est issue de la vieille noblesse d’Odessa où elle est née en 1865. Divorcée d’un premier époux, Alexis Minilski, elle s’installe à Cannes en 1903 au 8 avenue Docteur Picaud en acquérant la villa Saint-Agnès qu’elle rebaptise villa Manzyria en souvenir de la propriété de Manzyr en Russie où elle avait passé son enfance (la villa fut détruite en 1965 et remplacée par la Résidence Sun Beach). In « Portraits de femmes de la Côte d’Azur » ouvrage collectif de Suzanne Cervera, Ralph Schor et Véronique Thuin (Serre Editeur 2011).
  • (3)  Avant de prendre la présidence de l’association, la Princesse Gagarine Stourdza avait été membre active et avait réalisé en 1908 l’affiche de la 5ème Exposition des Beaux-Arts de Cannes.  Peu avant sa mort, la Princesse avait offert au musée de Cannes l’une de ses peintures réalisée en 1912 intitulée « L’Endormie ou le Sommeil ».

  • (4) Joseph Gillette-Arimondy est né à Grasse en 1846. Malgré de brillantes études, il prend la direction d’une maison de gros de farines et graines à Cannes. Il devient très vite un personnage influent de la vie locale. Il préside au début du XXe siècle la Chambre de commerce de Nice et est l’un des créateurs du comité des fêtes de Cannes et l’un des  fondateurs du carnaval de Cannes en 1902. Il ne sera élu député que pour une mandature entre 1910 et 1914 et siègera sous la même étiquette Radical-Socialiste que le ministre Théodore Steeg.
  • (5) Denys Puech est un célèbre sculpteur qui deviendra membre de l’Institut et dirigera entre 1921 et 1933 la Villa Médicis à Rome. La Princesse Anna Gagarine Stourdza épouse en secondes noces Denys Puech en 1908. Il convient de mettre en évidence qu’en 1899, lors de l’élection d’Emile Loubet à la Présidence de la République, les artistes Cormon, Puech et … Guillonnet deviennent ce que l’on nomme artistes officiels de la Présidence (Cormon effectuera le portrait officiel et Puech le buste d’Emile Loubet et Guillonnet témoignera des garden-parties de l’Elysée). Le fait que Guillonnet ait été le premier proposé sur la liste de la Princesse peut se comprendre à cet éclairage.
  • (6) Affectation définitive des œuvres proposées par la princesse :
    –  ODV Guillonnet avec « Le foulage du blé en Provence » - Musée de Cannes
    –  Paul Gervais avec «  Jeune  Porteloise » - Préfecture d’Angers
    – Abel Bertram avec « Les capucines » - Musée de Cannes
    – Paul Mathey avec « Les sardiniers ; Concarneau » - Préfecture de Vannes
    – Melle Anna Morstadt avec « Chameau » - Paris (Musée du Luxembourg)
    – André des fontaines avec « Le chemin creux » - Musée de Bordeaux
    – Raymond Renefer avec « Le quai d’Orléans » - Préfecture de Montauban
    – Melle Anna Morstadt avec « Chameaux » (desseins) - Paris (Musée du Luxembourg)
    – Max Jacob avec « Automne » - Ministère du Travail
     – Louis Perinet avec « Hollande » - Ministère du Travail
  • (7) Source : Catalogue de l’exposition « Renaissance du Musée des Beaux-Arts de Cannes » (1883), page 204.
  • (8) Étienne Dujardin-Beaumetz (1852-1913) est un artiste peintre. En 1889 il abandonne la peinture pour la politique. Elu de la Gauche Radicale il deviendra Sous-secrétaire aux Beaux-Arts du 25 janvier 1905 au 14 janvier 1912. L’arrêté d’affectation des tableaux à l’ABAC a donc été signé trois jours avant son départ.
  • (9) Thierry de Ville d’Avray (1842 - 1933) se fixe à Cannes en prenant sa retraite en 1902. Il est le conservateur de la bibliothèque et du musée de Cannes de 1902 à 1914. Il est l’auteur en 1909 d’une « Histoire de Cannes » en 3 volumes (éditions Robaudy – Cannes).
  • (10) Le Figaro du 19 janvier 1911 baptise l’ABAC comme « l’Académie des Beaux-Arts de la Côte-d’Azur » c’est dire le prestige dont cette association bénéficiait. Dans ce même article, on apprend que Cormon et Denys Puech en sont membres.

Sources :

  • - Archives Nationales sous la cote F/21/4218 pour l’acquisition de l’œuvre et sous la cote F/21/4896 pour son attribution à Cannes.
  • - « Demeures anciennes et beaux jardins » édition Ville de Cannes, Archives communales, Direction des actions de promotion et des relations publiques.
  • - Site de l’Assemblée Nationale : http://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/(num_dept)/3408
  • - Presse nationale : site Gallica de la BNF
  • - Presse locale : aux Archives départementales des A.-M. « L’Eclaireur » des 1er et 5 mars 1912 et « Le Petit Niçois » du 2 mars 1912.